Le Parti Québécois n’est plus indépendantiste
L’écartement de Jean-Claude St-André en tant que candidat du Parti Québécois dans L’Assomption démontre quel genre de parti politique est devenu le Parti Québécois: un parti qui ne croit plus à la souveraineté, mais qui s’en sert quand cela sert ses intérêts.
Noisette Sociale, qui a déjà milité pour le PQ, l’explique très bien sur le blogue de l’Électron Libre:
On pourrait débattre longtemps à savoir si le PQ est encore indépendantiste ou non mais je dirai simplement qu’en militant au sein de celui-ci, j’ai souvent eu l’impression d’être entourée de fédéralistes. Au dernier congrès, si je ne me mêle pas avec autre chose, on avait le choix de s’inscrire à un des quatre ateliers. Je me serais attendue à ce que tout le monde se batte pour être inscrit à l’atelier sur le pays mais j’en ai vu quelques uns qu’on voulait inscrire audit atelier se plaindre qu’ils préféraient plutôt assister à celui sur les statuts et règles internes du parti.
Voilà le signe d’un vieux parti, où ses membres sont moins intéressés par les idéaux et les idées véhiculées par le parti que par la mécanique, se préparant peut-être à devenir les prochains apparatchiks d’un parti qui n’a plus d’autre objectif que le pouvoir pour le pouvoir.
Frédéric Picard explique ce qui s’est brisé au Parti Québécois:
Il y eut un jour, un grand jour, où le parti Québécois fut une coalition de trois mouvements. Gauche, droite, mous et durs, vieux et jeunes, ethniques et de souches, tous unis par René Lévesque et son rêve. En excluant monsieur Jean-Claude St-André, vous brisez cette coalition. Vous brisez ce rêve.
Le rêve est brisé, et ça fait déjà un moment qu’il l’est. Le Parti Québécois peut-il continuer à se réclamer indépendantiste à partir du moment où il rejette quelqu’un de la trempe de Jean-Claude St-André? On peut en douter. Il reste que de nombreux indépendantistes comprennent de cette situation que la lutte pour l’indépendance passe désormais par un autre parti…
Quand le goût du pouvoir et les intérêts des petits amis de la cheffe dans son grand manoir passent avant les idées, il est temps de quitter le bâteau, qu’en pensez-vous?
Le Parti Indépendantiste, lui, est clair sur le sujet: l’indépendance, l’indépendance, l’indépendance. Pas de « conditions gagnantes », de « conversation nationale » ou d’autres termes sybillins pour endormir la population: un vote pour le PI est un vote pour le pays!
Références: coalition, Jean-Claude St-André, L'Assomption, Parti Indépendantiste, Parti Québécois, René Lévesque







J’ai été péquiste pendant longtemps. J’ai voté ADQ aux dernières élections, car je ne me reconnaissais pas dans le PQ que Boisclair commençait à vider de ses éléments nationalistes. Le PQ de Marois est encore pire que celui de Boisclair, c’est la capitulation historique avec l’élément-fondateur du parti. L’ADQ ne va nulle part et le PLQ, ben c’est le PLQ.
Je suis souverainiste, libertarien et anti-corporatiste, ce qui fait que je suis sans logis politique depuis que l’ADQ s’est gauchisée. Je pourrais voter PI, si votre programme économique n’était pas du pur délire étatico-interventionniste à la sauce Culbec suicidaire, conspirationniste islamiste et fémi-fasciste. Mais, vous êtes le seul véhicule qui peut nous mener à l’indépendance, qui ne cache pas son option et qui croit en l’avenir et en la liberté de notre peuple. De plus, je prêche depuis longtemps la Déclaration unilatérale d’indépendance de l’État du Québec, sans parler que vous avez renforcé le projet de loi sur l’identité nationale présenté par le PQ l’automne dernier.
Après l’indépendance, monsieur Tremblay et votre parti découvrirez bien que la viabilité économique de notre nouveau pays repose par la réduction de la taille de l’État culbécois qui étouffe les individus et qui les infantilise. Voilà pourquoi l’indépendance est payante pour les libertariens comme moi et même pour les anarchistes. Les étatistes de votre genre le découvriront bien assez tôt après l’indépendance.
Allez… Dites la vérité… Votre parti est financé conjointement par le PLQ et l’ADQ, dans le but de diviser le vote indépendantiste, n’est-ce pas??? Allez, avouez!!! Vous êtes démasqués!!
Il m’est impossible de croire que des gens soient assez niais pour croire que la souveraineté se fera en divisant le vote en 3, en crachant sur le principal porteur de ce projet (le PQ) et en croyant vraiment naïvement que des souverainistes de toujours comme Curzi, Turp, Marois, Harel, Lisette Lapointe, Monique Richard et même le SPQ-Libre ont soudainement tous reniés leurs convictions et sont devenus des suppôts du fédéralisme…
Devant l’absurdité de la thèse sur laquelle se base votre parti, soit le quotient intellectuel n’y est pas très élevé, ou alors soit vous êtes financés par le PLQ et/ou l’ADQ, ce qui me semble beaucoup plus probable…
Allez, on le sait tous, alors avouez!!!
@Jean-Luc Proulx: L’important est d’être unis. Quand l’indépendance sera faite, il sera possible de militer pour la droite ou la gauche, ou comme vous voulez. Personnellement, je vous trouve courageux de militer pour une réduction de la taille de l’État dans une période de crise qui a été justement causée par cette réduction, mais c’est votre droit. Le but du PI est principalement d’en finir avec cette idée de la gouvernance et de rétablir les priorités: d’abord on fait l’indépendance, après on se choisit un projet de société.
@I-Déaux &Débats: Pour qu’il y ait une division du vote, il faudrait que plusieurs partis proposent la même chose. Nous sommes le seul parti réellement indépendantiste. Le PQ n’est plus un parti indépendantiste; il ne croit plus à l’indépendance, il ne fait rien pour l’indépendance. Si vous attendez l’indépendance d’un vieux parti corrompu et affairiste comme le PQ, vous attendrez encore dans cinquante ans car pour le PQ n’y croit plus.
@ Blogueur du PI.
«Personnellement, je vous trouve courageux de militer pour une réduction de la taille de l’État dans une période de crise qui a été justement causée par cette réduction, mais c’est votre droit.»
Sûrement que c’est mon droit!
Et ça, c’est ce que nos bons médias gau-gauchistes de Montréal nous cache par pure partisanerie: http://www.antagoniste.net/?p=4446
Si vous le voulez, vous pouvez montrer ça à monsieur Tremblay. Peut-être qu’il réviserait votre programme économique.
Le Parti des guidounes charognardes soi-disant libérales du Culbec est le pire de tous les partis étatistes et gau-gauchistes que nous avons au Québec, car il est monarcho-fédéraste. Or, le libertarianisme serait beaucoup plus facile à appliquer au Québec, si on fait l’indépendance. La liberté politique d’un peuple est liée à la liberté économique de ce pays et à la liberté des individus qui y vivent, car je vous rappelle que la charogne soi-disant libérale a nationalisé les corps, les estomacs et les foies de nos jeunes avec sa croisade étatico-réactionnaire anti-malbouffe et le fait que la journée d’Halloween de nos enfants a été gâchée par sa faute et par la faute de nos charmants professeurs intellectuels enfermés dans leur tour d’ivoire à l’université.
Ce n’est pas pour rien que j’ai créé un regroupement de blogueurs contre ce parti pour ces élections: http://lequebecdedemain.dansmonblog.com/Premier-blog-b1/NON-a-la-charogne-soi-disant-liberale-du-Culbec-b1-p59422.htm
En tant que souverainiste libertarien, je suis philosophiquement et idéologiquement contre le PGCSDLCUL. L’Inaction médiocratique, démagogique et giratoire du Culbec est moins pire de par son autonomisme de pacotille et le Parti culbécois est encore moins pire de par son autonomisto-affirmationnisme de merde qui remplace l’indépendance dans ce parti. Le seul parti véritablement souverainiste est le Parti Indépendantiste, mais, je le répète, votre programme économique est du pur délire étatico-interventionniste à l’image de Culbec suicidaire, conspirationniste islamiste et fémi-fasciste.
Je ne sais toujours pas pour qui voter, mais je sais que ce ne sera pas pour la charogne soi-disant libérale du Culbec, ni pour CSCIFF, ni pour the Green Party of the Belle Province of Quebec. Ce sera PI ou le vote stratégique. Dans un tel cas, je voterai pour le parti qui a le plus de chances de battre le candidat soi-disant libéral dans mon comté entre l’IMDGCUL et le PCUL.
Quoique, l’envie ne me manque pas d’écrire «Allez tous chier tous autant que vous êtes!» sur mon bulletin de vote. Je n’ai jamais été aussi découragé des choix merdiques que nous avons aux élections québécoises.
Disons qu’on est loin d’un Stephen Harper qui, lui, au moins, a un programme économique qui se tient et qui est inspiré des enseignements de l’École Autrichienne d’économie et du professeur économique Ludwig Von Mises!
@ Blogueur du PI
Vous dites : « Nous sommes le seul parti réellement indépendantiste. »
Je lis cette phrase, qui n’est appuyée par absolument aucun argument valable, et je ne peux m’empêcher de la comparer à d’autres semblables. Des exemples?
- « Nous sommes le seul parti qui défend la classe moyenne! » (ADQ)
- « Nous sommes le seul parti qui défend la cause écologiste »" (PLC)
- « Nous sommes LE parti du développement durable! » (PLQ)
- « Nous sommes le seul parti capable de gérer le pays en temps de crise économique! » (Conservateurs)
Bref, ce que vous dites là, ça fait un beau slogan. Le problème, c’est que personne ne sera assez dupe pour l’avaler.
Apportez-moi une seule preuve irréfutable que le PQ n’est plus indépendantiste, et que les Turp, Curzi, Drainville, L. Lapointe, Marois et compagnie ont tous renié leurs convictions profondes, et je voterai pour le PI. Mais en attendant, mon vote va à l’unique parti indépendantiste qui a des chances d’accéder au pouvoir et de réaliser la souveraineté, le Parti Québécois. (sauf bien sûr si des zoufs financés par le PLQ essaient de diviser le vote…)
I-DO & dbats
Batinsses se sont vos propres mots vous y répondez vous même.
« Mais en attendant, mon vote va à l’unique parti indépendantiste qui a des chances d’accéder au pouvoir et de réaliser la souveraineté, le Parti Québécois »
Le PQ est souverainiste à l’occasion pas indépendantiste! Je n’ai pas eu l’occasion seulement de voir ou d’entendre le mot indépence du Québec de leur part.
Le PQ ne parle que de souveraineté.
souveraine, reine, marois… pu capable.
lire plutot indépendance que indépence
Pour du monde qui veulent faire du Québec un pays,
vous avez sacrament pas d’respect pour son nom.
Culbec par-ci, Culbec par là…
Vous me donnez le goût de vous sacrez une taloche.
*sacrer
Gaugauche par-ci, gaugauche par là…
Ayez un peu d’respect, bâtards !!!
Je suis d’accord qu’il est le temps de lâcher le mot « souveraineté »,
ça presse. Parlons d’un PAYS.
Le 24 aout 2010
Les souverainistes sont tellement frustrés par la trahison et le têtage de leurs élites qu’ils cherchent à se défouler en y allant à fond.
Le mot souveraineté est simplement le vocable consacré qui est utilisé depuis des siècles par les écrivains politiques (Montesquieu et compagnie) et par les géopoliticiens pour décrire la réalité dont nous parlons.
Comme on est à quelques pourcent seulement de se faire un pays, ce n’est certainement pas le temps de mêler la population en revenant au vocabulaire et aux vieilles attitudes du temps du RIN. Il faut plutôt convaincre les votants qui manquent en utilisant les arguments qui ont été laissés de côté depuis cinquante ans pour ne pas faire peur aux peureux. Et il y en a beaucoup, par exemple le fait que la Voie Maritime du Saint-Laurent, qui vaut des milliards, est à nous et que le Canada anglais doit payer quand il traverse notre territoire, comme à Panama. La souveraineté ne sert pas à faire une fête de défoulement, mais à faire des sous, beaucoup de sous!
Un des problèmes de base des souverainistes est qu’ils se dispersent dans toutes les directions intellectuelles et politiques imaginables pour ensuite se présenter devant l’électorat avec un programme qui réduit à rien leurs possibilités de vaincre.
Voici la recette qu’ont utilisé les souverainistes du P.Q. depuis quarante ans: On part avec 50% de souverainistes, puis on se donne un programme pro-ci et pro-ça qui rejette ceux-ci parce que trop à droite, puis ceux-là parce que trop à gauche, ce qui ramène le parti à 30 ou 35% du vote au moment de l’élection. Avec ce résultat, on accuse la souveraineté de la défaite et on entreprend de cacher l’option qui est supposément perdante; ce qui joue le jeu du Canada anglais qui peut continuer tout tranquillement à nous voler et à nous appauvrir artificiellement comme il le fait depuis deux siècles et demi.
La façon de gagner pour le peuple québécois est de se concentrer uniquement sur la souveraineté et de régler d’abord et avant tout notre vieux problème existentiel en disant la vérité à la population. L’idée est de rassembler tout le monde pour faire la souveraineté, même ceux qu’on n’aime pas. Cela veut dire même les anti-féministes, les homophobes, les fascistes et les cannibales. L’idée est de gagner, pas de perdre, bon yeu!
Pour être plus sérieux, disons qu’il nous faut rassembler tous les souverainistes et leur ajouter des fédéralistes qu’on va convaincre avec des idées positives et vraie, par exemple en leur disant qu’on doit récupérer notre argent, nos taxes, nos surplus, notre Voie Maritime, notre transcanadienne, notre part du Pacte de l’Auto, notre puissance, etc.
Il est extrêmement facile de trouver les arguments capables de convaincre les braves (qui forment 85 ou 90% de la population) si on abandonne cette étrange stratégie qui consiste à ne rien dire qui pourrait faire peur aux peureux, ces guenilles qui n’auront jamais le courage de voter ‘oui’ ou de défendre leurs intérêts. La base de cette stratégie est de convaincre les braves.