Mort du Bloc: indépendance nationale ou assimilation tranquille?
Mort du Bloc: indépendance nationale ou assimilation tranquille?
Rien n’a changé pour notre Nation avec les résultats de l’élection canadienne du 2 mai dernier. Nous sommes toujours une Nation conquise par les armes en 1760, annexée par la force en 1840, mise en minorité définitive lors de l’imposition du British North America Act en 1867 et vivant sous une Constitution étrangère rapatriée unilatéralement en 1982 pour y enchâsser une Charte des droits et libertés sacralisant le multiculturalisme afin de mieux nous assimiler grâce à l’immigration massive. Résultat: notre Nation occidentale de langue française vieille de 403 ans ne représente plus que 18% de la population d’un pays étranger faussement bilingue, 76% de la population du Québec officiellement français, mais réellement et institutionnellement bilingue, est minoritaire sur l’Île de Montréal, et bientôt le sera dans une métropole balkanisée de plus en plus anglaise aux mille mosquées.
Le Canada a toujours été le tombeau annoncé de notre Nation. Tant que nous ne choisirons pas de nous donner un pays libre et indépendant bien à nous, pour nous et par nous, nous ne pourrons être qu’une minorité ethnique de plus en plus insignifiante dans un Canada multiculturel anglais qui continuera de nous imposer ses lois, nous voler 50 milliards de dollars de nos impôts et taxes par année pour les investir dans ses priorités nationales, négocier les traités internationaux sans tenir compte de nos intérêts nationaux et nous empêcher de nous exprimer librement sur la scène mondiale, notamment à l’ONU, l’OMC et l’UNESCO. Le mythe des deux peuples fondateurs est bel et bien mort avec la Constitution de 1982. Aujourd’hui, les citoyens canadiens des diverses communautés ethniques et religieuses sont plus nombreux que nous qui ne sommes que 6 millions dans un pays qui compte plus de 34 millions d’individus et qui reçoit plus de 280 000 immigrants par année. Leur influence politique est plus importante que la nôtre dans ce «plus beau meilleur pays au monde». C’est grâce à eux, notamment dans la région de Toronto, que le Parti conservateur a réussi à former un gouvernement majoritaire que même l’élection de 75 bloquistes n’aurait pu empêcher. Le Canada n’a plus besoin des votes du Québec pour se donner un gouvernement national majoritaire. Il n’en aura plus jamais besoin avec l’augmentation prochaine des sièges en Ontario et dans l’Ouest canadien.
Au Québec, les 55 000 immigrants reçus annuellement scelleront notre sort canadien avant longtemps. Alors qu’en 1995, nous étions 61% à voter pour faire du Québec notre Pays, les Canadians du Québec et les étrangers néo-citoyens canadiens n’ayant pas le français comme langue maternelle, soit environ 85% de l’immigration annuelle, opposaient leur veto raciste anti-québécois en votant à 95% contre notre indépendance nationale. Cette réalité n’a pas bougé d’un iota depuis que nos supposées élites nationales péquistes et bloquistes se sont mises à pratiquer l’auto-flagellation identitaire civique interculturaliste dénationalisante au nom de l’ouverture à l’Autre tout en reportant aux calendes grecques le seul moyen auquel ils croient pour faire l’indépendance: le référendum. Comment croire que nous pouvons gagner un référendum alors qu’en 1995 nous formions 82% de la population du Québec, que maintenant nous ne sommes plus que 76%, que dans 10 ans nous ne serons plus que 70%, et que dans 20 ans l’immigration massive nous aura réduit à 65% de la population?
Les indépendantistes québécois ont majoritairement rejeté le Bloc lundi dernier: plus des 3/5 d’entre eux n’ont pas voté pour le Bloc qui n’a récolté que 15% des votes des électeurs inscrits sur la liste électorale. Alors qu’en 1995, 2 323 000 personnes ont voté OUI, en 2011, le Bloc infra-canadien trudeauisé progressiste interculturaliste civique pro-immigration massive ayant appuyé le rapport Bouchard-Taylor, véritable Bible des accommodements religieux antinationale, n’a obtenu que 890 000 votes. Les indépendantistes sont écœurés de tourner en rond dans la Province of Quebec et de voir leurs supposés partis nationaux niaiser avec «la puck» avec la question nationale depuis les 16 dernières années tout en collaborant à notre suicide national. Ils veulent voter pour l’indépendance et non pour un bon gouvernement provincial ou faire fonctionner le Canada.
Plus qu’un rejet de la supposée «défense des intérêts du Québec» à Ottawa ou de la «défense des consensus de l’Assemblée nationale» dans un Parlement étranger ou la députation québécoise sera de plus en plus marginalisée, elle qui ne compte actuellement que 75 députés sur 308, et de ce fait, ne peut rien bloquer ni empêcher le «nation building» canadian, la majorité des indépendantistes, qui savent que l’indépendance nationale ne pourra qu’être déclarée au Québec, rejettent le discours mollasson, ambivalent, mi-figue mi-raisin, mi-chair mi-poisson des leaders de l’indépendantisme à la boutonnière qui, plutôt que de leur offrir l’occasion de voter pour faire du Québec leur Pays, tentent de les manipuler en faisant passer la gouvernance provinciale du Québec doublée d’une tentative de réforme du fédéralisme canadien pour une «gouvernance souverainiste». Ils savent très bien qu’une vraie gouvernance nationale ne peut advenir qu’après la Déclaration d’indépendance qui nous donnera les moyens et les pouvoirs de transformer la Province of Quebec multiculturelle en État national français, seul habilité à voter toutes nos lois, à contrôler entièrement son immigration pour assurer l’assimilation des étrangers, prélever tous nos impôts, signer les traités internationaux servant nos intérêts nationaux, et parler en notre propre nom sur la scène mondiale.
Car, en définitive, une Nation se gouverne elle-même en décidant d’être une majorité dans son propre Pays libre et indépendant ou se laisse gouverner par une nation étrangère en acceptant son statut d’éternel minoritaire en voie de folklorisation dans un pays qui n’est pas le sien.
L’urgence de la situation est telle, à cause de la menace que fait peser sur nous l’immigration massive instrumentalisée par Ottawa pour mieux nous assimiler, que nous devons abandonner l’attentisme étapiste péquiste confirmé par Marois, concentrer nos forces au Québec et proposer clairement l’indépendance nationale lors de la prochaine élection générale québécoise en disant à nos compatriotes qu’un vote pour notre parti est un vote pour l’indépendance. Une fois élus à la majorité des sièges à l’Assemblée nationale, les indépendantistes voteront une Déclaration d’indépendance; adopteront une Constitution républicaine qui fera du Québec un État national français et protégera nos valeurs fondamentales occidentales; réduiront massivement l’immigration; sélectionneront des étrangers qui parleront le français et dont les valeurs seront compatibles aux nôtres; adopteront un code de citoyenneté républicain qui garantira l’assimilation des étrangers à notre Nation.
C’est la seule façon d’unir les indépendantistes, de faire triompher notre volonté nationale, de contrecarrer le veto antiquébécois des Canadians et Néo-Canadians du Québec et d’empêcher notre assimilation tranquille. C’est ce que propose le Parti indépendantiste, qui lui, ne prend pas les Québécois pour des cons, des incultes politiques ou des gens qui ont peur de prendre leur destinée nationale en main en se donnant la liberté politique. Ceux qui crachent sur le peuple québécois pour la mort du Bloc ont tort. Ce n’est pas lui qu’il faut blâmer, mais les leaders provincialistes sans audace, ni courage, ni détermination, ni résolution qui n’ont toujours pas compris que l’indépendance politique n’était pas une cause par défaut d’un accommodement canadien, mais qu’elle était nécessaire en soi pour assurer la pérennité de notre identité nationale, notre cohésion sociale et notre prospérité économique.
Nous ne voulons pas que la reconnaissance de notre Nation soit enchâssée dans la Constitution des descendants de nos conquérants, nous voulons notre propre Pays libre et indépendant pour nous donner notre propre Constitution nationale et enfin être «Maîtres chez nous»! Nous ne voulons pas d’un accommodement avec Ottawa, nous voulons expulser son autorité illégitime hors de notre territoire national, le Québec. Nous ne voulons pas être dans l’opposition éternelle dans un Parlement étranger pour mieux quémander quelques pouvoirs provinciaux supplémentaires, nous voulons avoir les pleins pouvoirs dans notre Assemblée nationale. Nous ne voulons pas «Parler Québec» jusqu’au Canada, nous voulons parler d’égal à égal avec lui et les autres nations libres de la Terre.
Éric Tremblay
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Bonjour,
j’ai découvert votre parti récemment et ai fait immédiatement un billet à lui consacré sur mon blog. Vous representez le dernier espoir du Québec après la tragédie de 1995. Je souhaite de tout mon coeur que vous l’emportiez aux prochaines élections.
Titre de mon billet : l’échec du nationalisme de gauche au Québec
lien de mon billet : http://lingane.canalblog.com/archives/2011/05/04/21051196.html
Si j’adhère sur le fond à vos principes, malheureusement je diverge complètement avec vous dans les moyens que vous voulez mettre en oeuvre pour réaliser l’indépendance du Québec. Vous tentez de créer l’adhésion dans la confrontation et vous donnez des armes à nos adversaires qui prétendent que le mouvement souverainiste se radicalise. Vous le dites vous-mêmes, démographiquement, le tronc commun culturel s’amincit et les repères traditionnels ne sont plus ceux d’une majorité de québécois. Le problème avec le mouvement souverainiste c’est qu’il ne s’est pas renouvelé, il est resté dans les paradigmes des années 60-70. Même en 95, c’était limite. Ceux que vous perdez dans votre discours sont précisément ces mêmes souverainistes qui ont voté NPD le 2 mai dernier. Cette génération qui ne se retrouve plus dans ce discours revanchard « nous et eux ». Vous vous ne rendez pas compte que ce « nous » que vous employez s’est peu à peu dissous dans un Québec de plus en plus individualiste. Avant de se dire nous, il faudrait d’abord réfléchir à ce qui nous ressemble et nous rassemble. Ça ne veut pas dire renier l’histoire et nos luttes passées, mais bien plutôt assumer ce que nous sommes aujourd’hui et ce que nous voulons être dans l’avenir. Ça veut dire reconnaître que nous ne sommes plus un Québec nataliste et catholique, mais un Québec qui entre autres grandit actuellement surtout par le biais de l’immigration et que ces nouveaux arrivants, si on veut qu’ils soient et se sentent Québécois, doivent pouvoir trouver leur place dans le Québec. Ça veut dire trouver leur intérêt dans notre projet de pays; y retrouver leurs propres aspirations. Il faut en ce sens non pas dire ce que nous ne voulons plus être, mais dire ce que nous voulons devenir et comment cela passe par la souveraineté.
Bon texte!
Il n’y a rien d’autre à rajouter.
Le combat pour notre indépendance doit passer par l’identité nationale. Rien d’autre!
La gauche est fédéraliste en grande partie. On l’a vu par son appui au NPD dans les élections fédérales.
La nation rien d’autre!
JO propose une réflexion pertinente: celle des immigrants.
Notre projet de pays doit absolument convaincre ceux-ci que, loin d’être laissés pour compte dans le nouveau pasy, leur rôle est aussi important que celui de n’importe quel autre citoyen.
Il faut aussi leur faire réaliser que les choses souhaitables qu’ils sont venus chercher au Canada (dans le « concept Canada »), ils les ont en fait trouvées dans la collectivité québécoise, peut-être mieux qu’ils n’auraient pu les trouver dans la collectivité du ROC.
Autrement dit, ils doivent réaliser que non seulement ils ne perdront rien de ces « choses souhaitables » dans le Québec souverain (valeurs? système social? liberté?), mais qu’ils y seraient gagnants. Car c’est la vérité.
Bonjour,
faites des immigrants vos amis de combats, rassurez les, montrez leur ce qu’ils gagnent dans Etat souverain, la confrontation n a jamais rien résolu tout le monde y perd, modérez vous propos et évitez les nominations qui font frontière genre le nous et l autre ou Néo-canadien et autres.
Cordialement
Bravo pour votre excellent dernier paragraphe.
Il est temps d’être le Pays que nous sommes.
Il est temps que l’on se fasse reconnaître.
Serge Charbonneau
Québec
La France disparaît elle aussi, et je crois fermement que l’avenir du fait français dans le monde se trouve au Québec ; alors de grâce, chers cousins, battez-vous ! Libérez-vous ! Vive le Québec libre !!!
Félicitations pour votre excellent article qui ne peut pas être plus clair sur la situation actuelle du Québec et sur les VRAIS MOYENS qu’il faut prendre pour que le Québec devienne un PAYS INDÉPENDANT faisant partie du concert des nations. Votre message est vrai, authentique et honnête ; nous n’avons pas été habitués à recevoir un message aussi direct. Il m’a fait plaisir. INDÉPENDANCE OU ASSIMILATION !
André Gignac pour un Québec indépendant, libre et républicain !!!
BRAVO ET ENCORE BRAVO! il y a longtemps que j’adhère à cette approche : une élection québécoise référendaire! UN POINT, C,EST TOUT!!! Nous avons assez perdu de temps, depuis la première déclaration d’indépendance du Québec (bas-canada) faite le 28 février 1838 (non, je n’y étais pas!) mais elle existe bien! à retracer sur google…
Si le Parti québécois refuse d’admettre l’échec de son gouvernement de 1996 à 2003 pour régler les problèmes du Québec et qu’il ne revient pas au principe d’un vote pour le PQ = un vote pour l’indépendance, qu’on invite tous les souverainistes à joindre le Parti indépendantiste.
Maintenant, s’ils sont vraiment indépendantistes comme ils le prétendent, qu’ils joignent les rangs du Parti indépendantiste.
http://parti-independantiste.org/
Allez les député(e)s ! Montrez-nous que vous êtes des véritables indépendantistes et que vous voulez l’indépendance du Québec AU PLUS SACRANT.
Pour commencer, je dois préciser que j’habite le comté de Monsieur Curzi.
Même si je suis souverainiste, j’ai voté pour un tiers parti le Parti indépendantiste (P.I.) aux dernières élections provinciales. Cela pour deux raisons: 1. Je savais que Monsieur Curzi serait élu de toute façon, l’élection du PQ dans mon comté est une formalité depuis 35 ans. 2. J’ai 31 ans et je ne me reconnais pas dans le Parti québécois. Pour moi, ce parti est représente l’establishment et l’aplatventrisme devant le grand capital(lire les industries gazières, forestières et minières, sans oublier notre CHER ami PKP, qui contrôle la moité des médias au Québec). L’attitude de mesdames Maltais et Marois m’a repoussé pour de bon du PQ. Ceci étant dit, aux prochaines élections, je peux vous assurer que Monsieur Curzi aura mon vote, qu’il se présente comme indépendant ou pour un tiers parti. Ses deux collègues et lui ont fait preuve d’un grand courage aujourd’hui et m’ont permis de conserver le peu de confiance qu’il me restait envers nos élus.
Marois refuse de partir. Il ne faut plus attendre.
Il faut que les dissidents cré un nouveau parti. Un parti national.
Curzi est le plus populaire et le plus aimé. Toute la qualité est hors du PQ. Les vrais de l’Action nationale, les militants les plus acharnés et courageaux tous rassemblés dans Cap sur l’Indépendance, les Ipso, Parizeau, et vous M. St-André. Les gens du PI (Parti indépendantiste), chez les Jeunes Patriotes, la SSJB, du journal Le Québécois (nous avons un journal !) etc..etc..
Un parti pour les nationaux québécois. Pour la nation québécoise.
Il ne faut pas attendre et se laisser sombrer avec le PQ.
Toute la crème est hors du PQ !
Le temps est à l’ACTION !
Fondé récemment, une troisième alternative est déjà en place, celui qu’on oublie, soit le Parti indépendantiste.
Le PI a d’ailleurs présenté quelques candidats au dernier scrutin du 8 décembre 2008.
On ne change pas l’histoire, on la construit !