Textes du chef

 

(Éric Tremblay, chef du Parti indépendantiste de 2008 à 2011)

Crise au PQ - Opportunité historique pour les indépendantistes

Dimanche, 19 juin 2011

Dans l'Histoire des peuples, il survient parfois des crises politiques qui sont des occasions rares de prise de conscience permettant la réalisation de grandes choses. L’actuelle crise politique à Québec représente une telle opportunité pour nous, indépendantistes, à la condition bien sûr de ne pas retomber dans les mêmes vieux pièges, à condition de ne pas retomber dans l’équivoque péquiste.

 

Car avec le PQ, les militants indépendantistes ont presque toujours dû mettre de l'eau dans leur vin, mettre de côté la réalisation de leur idéal national pour se contenter de la formation d'un bon gouvernement provincial. Or, 43 ans après la fondation du PQ et la dissolution du RIN, 37 ans après l'introduction de l'étapisme référendaire qui a dissocié l’indépendance nationale de l'exercice du pouvoir politique, et 16 ans après le référendum volé de 1995, Marois tente encore de nous convaincre qu’une «gouvernance souverainiste», sorte de gestion provincialiste assortie de quémandages à Ottawa, que sa «gouvernance» doit encore passer avant ce pourquoi nous nous battons, avant la proclamation solennelle de notre indépendance nationale. Par fidélité au PQ, certains ont voulu croire Marois comme ils ont cru Bouchard ou Boisclair, mais aujourd’hui, après les démissions des députés indépendantistes Lapointe, Curzi, Aussant et Beaudoin, rappelant celles de l'époque du Beau risque fédéraliste de Lévesque, après les condamnations choc des ex-premiers ministres indépendantistes Parizeau et Landry, qui donc peut encore s’imaginer que la «gouvernance péquiste» puisse être différente de l'«affirmation nationale» d’un Johnson ou de l'autonomisme de l’ADQ?

 

Il est grand temps d’agir autrement, il est temps d’oublier nos différends et de s’unir, il est grand temps d'investir le seul parti politique qui propose clairement aux Québécois de faire l'indépendance nationale par l'élection d'une majorité parlementaire: le Parti indépendantiste.

 

Le Parti indépendantiste a été fondé le 3 février 2008 pour offrir aux Québécois le choix électoral de l'indépendance. Un vote pour le P.I. est un vote pour un État national français libre et indépendant. Finis les compromis, les atermoiements, les «coupages» de cheveux en quatre, c’est clair, net et précis! Depuis plus de trois ans, les militants du P.I., de toutes les générations et de toutes les régions du Québec, convaincus que la prise du pouvoir doit mener à la déclaration de notre indépendance nationale, travaillent sans relâche mais avec de modestes moyens, à convaincre les Québécois de se donner un Pays afin que notre Nation puisse enfin déterminer librement son avenir. Des cadres sont là, prêts à s’animer, prêts à vous accueillir.

 

Nous ne voulons pas du pouvoir politique à Québec pour gouverner une province où nos enfants auront l’obligation d’être bilingues, où notre identité historique devra laisser place au pluralisme culturel, où nos richesses seront livrées aux multinationales, nous voulons le pouvoir pour faire du Québec un Pays possédant toutes les prérogatives d'un État national normal afin d'assurer la pérennité de notre Nation, de sa langue française, de sa culture et de son identité uniques au monde, un État national normal qui soit seul maître de notre destin politique, économique, social et culturel, votant toutes nos lois, prélevant tous nos impôts et négociant lui-même et en notre nom des traités internationaux, et tout cela bien sûr dans le respect de la modernité et du développement durable.

 

Le Parti indépendantiste invite donc tous les indépendantistes du Québec, citoyens, militants, élus, anciens ou présents, à venir rejoindre ses rangs afin que tous ensemble, déterminés, courageux et audacieux, nous puissions offrir aux Québécois le choix de l'indépendance nationale lors de la prochaine élection générale.

 

Après 403 ans d'histoire en terre d'Amérique et 251 ans de domination politique étrangère, il est l’heure pour notre Nation d’entrer dans le concert des Nations libres de la Terre, l’heure de se donner un Pays… et rien d’autre.

 

L'indépendance, c'est maintenant!

  

Éric Tremblay

Chef du Parti indépendantiste

 

www.parti-independantiste.org

 

Mort du Bloc: indépendance nationale ou assimilation tranquille?

Jeudi, 05 mai 2011

Rien n'a changé pour notre Nation avec les résultats de l'élection canadienne du 2 mai dernier. Nous sommes toujours une Nation conquise par les armes en 1760, annexée par la force en 1840, mise en minorité définitive lors de l'imposition du British North America Act en 1867 et vivant sous une Constitution étrangère rapatriée unilatéralement en 1982 pour y enchâsser une Charte des droits et libertés sacralisant le multiculturalisme afin de mieux nous assimiler grâce à l'immigration massive. Résultat: notre Nation occidentale de langue française vieille de 403 ans ne représente plus que 18% de la population d'un pays étranger faussement bilingue, 76% de la population du Québec officiellement français, mais réellement et institutionnellement bilingue, est minoritaire sur l'Île de Montréal, et bientôt le sera dans une métropole balkanisée de plus en plus anglaise aux mille mosquées.

 

Le Canada a toujours été le tombeau annoncé de notre Nation. Tant que nous ne choisirons pas de nous donner un pays libre et indépendant bien à nous, pour nous et par nous, nous ne pourrons être qu'une minorité ethnique de plus en plus insignifiante dans un Canada multiculturel anglais qui continuera de nous imposer ses lois, nous voler 50 milliards de dollars de nos impôts et taxes par année pour les investir dans ses priorités nationales, négocier les traités internationaux sans tenir compte de nos intérêts nationaux et nous empêcher de nous exprimer librement sur la scène mondiale, notamment à l'ONU, l'OMC et l'UNESCO. Le mythe des deux peuples fondateurs est bel et bien mort avec la Constitution de 1982. Aujourd'hui, les citoyens canadiens des diverses communautés ethniques et religieuses sont plus nombreux que nous qui ne sommes que 6 millions dans un pays qui compte plus de 34 millions d'individus et qui reçoit plus de 280 000 immigrants par année. Leur influence politique est plus importante que la nôtre dans ce «plus beau meilleur pays au monde». C'est grâce à eux, notamment dans la région de Toronto, que le Parti conservateur a réussi à former un gouvernement majoritaire que même l'élection de 75 bloquistes n'aurait pu empêcher. Le Canada n'a plus besoin des votes du Québec pour se donner un gouvernement national majoritaire. Il n'en aura plus jamais besoin avec l'augmentation prochaine des sièges en Ontario et dans l'Ouest canadien.

 

Au Québec, les 55 000 immigrants reçus annuellement scelleront notre sort canadien avant longtemps. Alors qu'en 1995, nous étions 61% à voter pour faire du Québec notre Pays, les Canadians du Québec et les étrangers néo-citoyens canadiens n'ayant pas le français comme langue maternelle, soit environ 85% de l'immigration annuelle, opposaient leur veto raciste anti-québécois en votant à 95% contre notre indépendance nationale. Cette réalité n'a pas bougé d'un iota depuis que nos supposées élites nationales péquistes et bloquistes se sont mises à pratiquer l'auto-flagellation identitaire civique interculturaliste dénationalisante au nom de l'ouverture à l'Autre tout en reportant aux calendes grecques le seul moyen auquel ils croient pour faire l'indépendance: le référendum. Comment croire que nous pouvons gagner un référendum alors qu'en 1995 nous formions 82% de la population du Québec, que maintenant nous ne sommes plus que 76%, que dans 10 ans nous ne serons plus que 70%, et que dans 20 ans l'immigration massive nous aura réduit à 65% de la population?

 

Les indépendantistes québécois ont majoritairement rejeté le Bloc lundi dernier: plus des 3/5 d'entre eux n'ont pas voter pour le Bloc qui n'a récolté que 15% des votes des électeurs inscrits sur la liste électorale. Alors qu'en 1995, 2 323 000 personnes ont voté OUI, en 2011, le Bloc infra-canadien trudeauisé progressite interculturaliste civique pro-immigration massive ayant appuyé le rapport Bouchard-Taylor, véritable Bible des accommodements religieux antinationale, n'a obtenu que 890 000 votes. Les indépendantistes sont écoeurés de tourner en rond dans la Province of Quebec et de voir leurs supposés partis nationaux niaiser avec «la puck» avec la question nationale depuis les 16 dernières années tout en collaborant à notre suicide national. Ils veulent voter pour l'indépendance et non pour un bon gouvernement provincial ou faire fonctionner le Canada.

 

Plus qu'un rejet de la supposée «défense des intérêts du Québec» à Ottawa ou de la «défense des consensus de l'Assemblée nationale» dans un Parlement étranger ou la députation québécoise sera de plus en plus marginalisée, elle qui ne compte actuellement que 75 députés sur 308, et de ce fait, ne peut rien bloquer ni empêcher le «nation building» canadian, la majorité des indépendantistes, qui savent que l'indépendance nationale ne pourra qu'être déclarée au Québec, rejettent le discours mollasson, ambivalent, mi-figue mi-raisin, mi-chair mi-poisson des leaders de l'indépendantisme à la boutonnière qui, plutôt que de leur offrir l'occasion de voter pour faire du Québec leur Pays, tentent de les manipuler en faisant passer la gouvernance provinciale du Québec doublée d'une tentative de réforme du fédéralisme canadien pour une «gouvernance souverainiste». Ils savent très bien qu'une vraie gouvernance nationale ne peut advenir qu'après la Déclaration d'indépendance qui nous donnera les moyens et les pouvoirs de transformer la Province of Quebec multiculturelle en État national français, seul habilité à voter toutes nos lois, à contrôler entièrement son immigration pour assurer l'assimilation des étrangers, prélever tous nos impôts, signer les traités internationaux servant nos intérêts nationaux, et parler en notre propre nom sur la scène mondiale.

 

Car, en définitive, une Nation se gouverne elle-même en décidant d'être une majorité dans son propre Pays libre et indépendant ou se laisse gouverner par une nation étrangère en acceptant son statut d'éternel minoritaire en voie de folklorisation dans un pays qui n'est pas le sien.

 

L'urgence de la situation est telle, à cause de la menace que fait peser sur nous l'immigration massive instrumentalisée par Ottawa pour mieux nous assimiler, que nous devons abandonner l'attentisme étapiste péquiste confirmé par Marois, concentrer nos forces au Québec et proposer clairement l'indépendance nationale lors de la prochaine élection générale québécoise en disant à nos compatriotes qu'un vote pour notre parti est un vote pour l'indépendance. Une fois élus à la majorité des sièges à l'Assemblée nationale, les indépendantistes voteront une Déclaration d'indépendance; adopteront une Constitution républicaine qui fera du Québec un État national français et protégera nos valeurs fondamentales occidentales; réduiront massivement l'immigration; sélectionneront des étrangers qui parleront le français et dont les valeurs seront compatibles aux nôtres; adopteront un code de citoyenneté républicain qui garantira l'assimilation des étrangers à notre Nation.

 

C'est la seule façon d'unir les indépendantistes, de faire triompher notre volonté nationale, de contrecarrer le veto antiquébécois des Canadians et Néo-Canadians du Québec et d'empêcher notre assimilation tranquille. C'est ce que propose le Parti indépendantiste, qui lui, ne prend pas les Québécois pour des cons, des incultes politiques ou des gens qui ont peur de prendre leur destinée nationale en main en se donnant la liberté politique. Ceux qui crachent sur le peuple québécois pour la mort du Bloc ont tort. Ce n'est pas lui qu'il faut blâmer, mais les leaders provincialistes sans audace, ni courage, ni détermination, ni résolution qui n'ont toujours pas compris que l'indépendance politique n'était pas une cause par défaut d'un accommodement canadien, mais qu'elle était nécessaire en soi pour assurer la pérennité de notre identité nationale, notre cohésion sociale et notre prospérité économique.

 

Nous ne voulons pas que la reconnaissance de notre Nation soit enchâssée dans la Constitution des descendants de nos conquérants, nous voulons notre propre Pays libre et indépendant pour nous donner notre propre Constitution nationale et enfin être «Maîtres chez nous»! Nous ne voulons pas d'un accommodement avec Ottawa, nous voulons expulser son autorité illégitime hors de notre territoire national, le Québec. Nous ne voulons pas être dans l'opposition éternelle dans un Parlement étranger pour mieux quémander quelques pouvoirs provinciaux supplémentaires, nous voulons avoir les pleins pouvoirs dans notre Assemblée nationale. Nous ne voulons pas «Parler Québec» jusqu'au Canada, nous voulons parler d'égal à égal avec lui et les autres nations libres de la Terre.

 

Éric Tremblay

Chef du Parti indépendantiste

 

www.parti-independantiste.org

Non à l'immersion anglaise nationalement suicidaire en 6e année du primaire

Lundi, 07 mars 2011

Après s'être écrasé devant le jugement de la Cour suprême du Canada concernant les écoles passerelles, le gouvernement du Québec propose d'imposer l'immersion anglaise à tous les élèves de 6e année du primaire. Cette mesure antinationale visant à bilinguiser les générations futures de Québécois pave la voie à l'anglicisation complète de notre Nation de langue française vieille de 403 ans. Depuis la Conquête anglaise de 1760, notre Nation, contrairement aux Canadiens français hors Québec, a su résister au rouleau compresseur assimilationniste anglo-canadien. Mais cette résistance, dans un contexte où notre poids démographique ne cesse de chuter au Québec, particulièrement à Montréal où nous sommes minoritaires sur l'île et sur le point de le devenir dans la métropole, à cause du trio immigration massive - multiculturalisme constitutionnel canadien - bilinguisme officiel canadien qui transforme la majorité des immigrants en assimilateurs des nôtres, est fragilisée par ceux-là même qui ont la responsabilité ultime de défendre notre identité nationale ayant pour cœur la langue française, à savoir, le gouvernement et tous les élus de notre Assemblée nationale.

 

Que cette politique auto-assimilationniste soit proposée par le gouvernement libéral Charest n'étonne guère. Après tout, le PLQ est le parti servant les intérêts des Canadiens anglais, notre fausse minorité nationale, des anglicisés et des allophones de toutes origines ethniques du Québec qui ont opposé leur veto raciste à notre volonté nationale clairement majoritaire de faire du Québec notre Pays lors du référendum de 95. Sans cette clientèle acquise, le PLQ se trouverait déjà dans les poubelles de l'histoire et nous vivrions déjà dans un Québec indépendant. Ce qui choque davantage, c'est la trahison des élus péquistes et solidaires qui cautionnent le projet génocidaire de Charest. Fallait entendre Pauline Marois soutenir en anglais, en réponse à une question d'un journaliste, qu'elle croyait que l'immersion anglaise en 6e année était une bonne mesure. Que pouvait-elle répondre d'autre, elle qui en 2008 proposait justement que l'on enseigne l'anglais de façon intensive, notamment en donnant des cours de géographie et d'histoire dans la langue de nos conquérants. Fallait entendre le péquiste Gérald Larose se féliciter du fait que le premier ministre le plus canadien de l'histoire du Québec avait repris à son compte une mesure qu'il proposait en 2001 alors qu'il présidait la Commission des États généraux sur la situation et l'avenir de la langue française au Québec. Fallait aussi entendre le péquiste Gérard Bouchard, chantre du multiculturalisme québécois (interculturalisme) générateur de tensions interethnicoreligieuses qui finiront par plonger Montréal dans le chaos social, nous rappeler, en bon moraliste, qu'il serait criminel de ne pas bilinguiser tous les enfants québécois. Ni l'un, ni l'autre n'a cependant cru bon d'insister pour que tous les Anglais, les anglicisés et allophones du Québec maîtrisent parfaitement le français, notre seule et unique langue nationale, pour mieux s'intégrer à la seule Nation française de l'Amérique du Nord et en partager le destin.

 

Dans un contexte géopolitique et démo-linguistique comme le nôtre, ce qui est criminel, c'est de vouloir bilinguiser tous les Québécois, ce qui reviendrait à angliciser notre Nation au bout de quelques générations. Au Québec, mettre notre langue nationale sur le même pied que la langue des descendants de nos conquérants revient à garantir le triomphe de l'anglais et notre assimilation. Le bilinguisme mur à mur n'étant qu'un stade transitoire nous menant tout droit à l'anglicisation. Parlez-en aux Franco-Américains. De plus, aucun peuple au monde n'est bilingue. Les Québécois (ceux que nos civiques dénationalisés nomment les Québécois francophones ou simplement «les francophones») sont parmi les plus bilingues de la planète (selon Stat. Can., 85% des jeunes Québécois disent que leur connaissance de l'anglais est passable à excellente). Nos jeunes n'ont pas besoin d'un enseignement intensif de l'anglais pour s'épanouir, quoiqu'en pensent les anglophiles mondialistes. L'anglais «lingua franca» est un mythe. La planète n'est pas anglaise, mais multilingues. Elle comporte une multitude de langues nationales fortes qui s'opposent à l'impérialisme anglo-américain. De même pour internet, l'utilisation des langues comme l'espagnol, le français et le mandarin progresse. L'anglais n'imposera pas plus son empire sur la toile que dans le monde réel.

 

Par ailleurs, cette volonté obsessive, partagée par tous les partis siégeant à l'Assemblée nationale, d'imposer l'enseignement intensif de l'anglais à toute une Nation en dit long sur la conception que tous nos élus se font du Québec. Il apparaît de plus en plus évident que pour eux, le Québec ne saurait être autre chose qu'un État bilingue, indépendant ou non. Pour le PLQ et QS, cela va de soi. Lorsque l'on prône l'interculturalisme, on favorise nécessairement le pluralisme linguistique d'État. L'un ne va pas sans l'autre. Quant au PQ, ses dirigeants pro-immigration massive ont tellement intégré la pensée de Trudeau, qu'il ne présente plus de différence notable avec le PLQ. Ses appels au renforcement de la Loi 101 provinciale démantibulée par la Cour suprême du Canada sont non seulement insuffisants, mais en porte-à-faux avec sa volonté d'imposer l'enseignement intensif de l'anglais au secondaire, de transformer les cégeps français en cégeps bilingues (1 session sur 4 se déroulerait en anglais) et de soutenir le financement d'institutions étrangères anglaises qui agissent en véritables vecteurs d'assimilation de la majorité des allophones à la portion de la nation canadienne en territoire québécois. Ce n'est pas pour rien que l'anglais est devenu la langue commune à Montréal et la langue de travail d'une majorité des allophones. Aussi, est-il nécessaire de rappeler qu'aucun pays dans le monde ne finance un réseau institutionnel parallèle fonctionnant dans une langue autre que sa langue nationale.

 

Seul le Parti indépendantiste considère l'anglais, non pas comme une langue seconde ou quasi nationale du Québec, mais comme une langue étrangère parmi tant d'autres. Et comme toute langue étrangère, l'anglais comme l'espagnol, l'allemand ou le mandarin, sera enseigné dans des cours de langues étrangères optionnels au secondaire (le primaire servant à garantir la maîtrise de notre langue nationale) comme il se fait dans tant d'États à travers le monde. Pas plus que les États-Unis, la France ou l'Angleterre n'imposent l'immersion espagnole, allemande ou française dans leur réseau d'éducation national respectif, le Québec ne le fera avec l'anglais ou toute autre langue étrangère.

 

Seul le Parti indépendantiste propose de véritables politiques nationales visant à transformer la Province de Québec multiculturelle bilingue en État-Nation français mur à mur une fois l'indépendance nationale déclarée sans référendum préalable. Les voici: adoption d'une Constitution républicaine affirmant notamment que le français est la seule et unique langue nationale et officielle du Québec; abolition du bilinguisme institutionnel et imposition de l'empire de notre langue nationale sur l'ensemble de notre territoire national et dans toutes les sphères de notre vie nationale (administration et communications de l'État, justice, éducation, santé, travail, affichage, etc.); financement public d'un seul réseau d'éducation fonctionnant dans notre langue nationale des CPE à l'université et obligation pour tous de le fréquenter; francisation des entreprises peu importe leur taille; interdiction pour tout employeur d'exiger la maîtrise d'une autre langue que le français pour occuper un emploi, à moins qu'il ne fasse la preuve que cette langue ne soit nécessaire au poste en lien avec l'international; financement public d'un seul CHU français à Montréal; réduction de l'immigration (max.: 20 000 par année); sélection d'immigrants qui maîtrisent le français, partagent nos valeurs occidentales et possèdent les compétences répondant aux réels besoins du marché du travail québécois; rétablissement des COFI pour assurer l'intégration des étrangers à notre Nation; maîtrise du français et serment d'allégeance à la Nation et à la Constitution pour obtenir la citoyenneté québécoise et le droit de vote.

 

En terminant, ceux qui, diplôme secondaire en mains, voudront perfectionner la maîtrise d'une langue étrangère, ils pourront le faire en se payant des cours offerts par les divers instituts linguistiques privés. Ce qui fera rouler l'économie sans utiliser nos impôts pour mieux nous auto-assimiler.

 

Une Nation, une langue nationale, un État national indépendant: voilà ce que propose le P.I.

  

Éric Tremblay

Chef du Parti indépendantiste

 

www.parti-independantiste.org

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